Lee salua l’aubergiste du Chaudron Baveur d’un signe de tête, puis, il se dirigea vers la coure arrière. Machinalement, il tapota les briques du mur. Tandis qu’elles s’écartaient pour le laisser passer, il enfonça ses mains dans ses poches. Il souria.
L’été avait été si bon… Il commençait même à s’attacher à sa sœur ! Il avait passé l’été en Afrique. Sa peau avait pris une teinte encore plus profonde qu’à l’ordinaire. Il avait encore la tête pleine des souvenirs qu’il s’était fait là-bas.
Il passa l’arche et commença à déambuler dans le chemin de Traverse. Les sorciers étaient nombreux en cette période de fin de vacances, tous se pressaient dans les boutiques, se bousculaient devant les étalages. Il avisa quelques jeunes gens qu’il se souvenait avoir croisé à Poudlard. Le parchemin de fournitures qu’ils tenaient tous à la main confirma son souvenir.
Il s’arrêta quelques instants pour regarder le nouveau Nimbus dans une vitrine, flâna de ci, de là, jeta un coup d’œil chez plusieurs marchands, ne se décidant pas à entrer. Il lui manquait quelques fournitures, des livres essentiellement, mais ce qu’il cherchait surtout c’était un objet, l’objet ultime qu’il faut pour survivre à Poudlard lorsqu’on vit auprès d’infâmes Serpentard. Il avait bien pensé à la boutique de farces et attrapes mais c’était vraiment trop ordinaire.
Il avisa alors la boutique Wisard accessory and coe. Après tout cette boutique disait bien vendre de tout ! Aussi pourquoi ne pas essayer, il trouverait bien cette chose qui lui manquait là.
A peine eut-il poussé la porte que deux elfes de maison s’agrippèrent à lui en voulant le forcer à consommer. Assez gourmand, Lee n’y aurait pas vu d’inconvénients si ces petits-fours n’avaient pas toucher les doigts crasseux de ces elfes. Il n’était pas non plus très regardant sur l’hygiène mais, il y avait tout de même certaines limites à ne pas dépasser !
Les ayant projeté au sol, il se rhabilla avec un grand sourire de vainqueur. C’est à cet instant qu’il se rendit compte que le vendeur était en fait une vendeuse. Une demoiselle à la silhouette gracile qui lui tournait le dos pour ranger quelque chose et na l’avait sans doute pas entendu.
Il gagna le comptoir en deux pas et, s’accoudant dans sa position la plus séduisante, il contempla encore quelques secondes la créature de rêve qui s’offrait à lui, ou plutôt ce dos de rêve qui s’offrait à lui. Il toussota alors légèrement pour avertir la vendeuse de sa présence.
Lorsqu’elle se tourna, surprise, son visage se décomposa.